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Ghost in the Shell - le film
"Humans love machines in 2029 AD". Dans un futur proche, les progrès techniques ont colonisé même les corps, les réseaux informatiques sont omniprésents, et potentiellement omniscients. Le major Matoko Kusanagi, Batou et la plupart de leurs co-équipiers sont des cyborgs. Leurs adversaires sont à la hauteur de leurs capacités améliorées : le "Puppet master", est un hacker génial, capable de pirater jusqu'au "ghost" des individus (l'équivalent cybernétique de leurs âmes), de modifier leurs souvenirs et leur perception du présent. Progressivement, l'enquête sur ses agissements met à jour une conspiration entourant un projet gouvernemental qui a échappé à ses instigateurs. Mais les révélations les plus étonnantes concernent la nature même du "Puppet master". Confrontée à cette nouvelle entité, Kusanagi devra faire un choix radical.
Les personnages du film sont beaucoup plus froids que leurs doubles de papier. Ce raidissement est patent dans l'interaction Kusanagi / Batou, qui passe d'une camaraderie à une relation subtilement amoureuse (?) qui fait des deux cyborgs le couple cérébrale.
Plus globalement, le major Kusanagi se défait presque complètement de sa personnalité pour incarner le questionnement au coeur du film : la futilité du corps et les limites floues de l'individualité dans un univers où la conscience se dilue dans un océan d'informations. Globalement, le film est lent et son côté contemplatif, lorsque Kusanagi plonge ou qu'elle déambule dans une métropole lourde d'atmosphère, est renforcé par la musique de Kenji Kawai. De fait, Mamoru Oshii s'est remarquablement ré-approprié Ghost in the Shell.
L’ascension de Kusanagi à une "conscience supérieure" avec lumière éblouissante et imagerie angélique, sa transplantation finale dans un corps d'enfant, qui lui permet de citer les Ecritures (dans le manga, elle change de sexe, ce qui est moins propice à ce genre de références !) restant tout de même un chef d’œuvre d’auteur inspiré.
Pour plus d'information sur le réalisateur du film, Mamoru Oshii c'est par ici.
